Mardi 24 mars 2020 19h30 | Coopérative Paradis

Synopsis

Pour son septième long-métrage, le réalisateur brésilien Karim Aïnouz, attentif aux existences hors norme (Madame Sata, en 2002, évoquait un célèbre travesti afro-brésilien), raconte l’histoire extraordinaire de deux sœurs séparées à leur entrée dans l’âge adulte, ayant vécu toute leur vie dans la même ville sans jamais parvenir à se retrouver. Tiré d’un roman de Martha Batalha paru en 2015 (et traduit en français en 2017 sous le titre Les Mille Talents d’Euridice Gusmao, Denoël), l’argument romanesque, entrecroisant deux destinées contrariées dans le Brésil des années 1950, révèle aussi un double fond, dans sa mise au jour d’une certaine logique de domination, à savoir la mainmise du patriarcat sur la vie des femmes à une époque où celles-ci ne s’appartenaient pas complètement. Ainsi le film s’inscrit-il dans une perspective générationnelle, se penchant vers les aïeules de la société brésilienne, ces dames d’un âge vénérable qui ont connu l’amour et construit leur sexualité en un autre temps, celui d’avant la libération sexuelle et les avancées des droits des femmes.

Dans le Rio de Janeiro du milieu du XXe siècle, Euridice (Carol Duarte) et Guida (Julia Stockler) vivent sous le toit d’un père boulanger (originaire du Portugal) et s’épanchent en toute complicité entre les murs de leur chambre de jeunes filles. La première, sage et disciplinée, joue du piano et rêve d’entrer au conservatoire en Europe ; la seconde, d’un caractère libre et rêveur, aime en secret un beau marin, avec lequel elle s’enfuit sur un coup de tête. Leurs destinées, désormais scellées, emprunteront des voies opposées.

La vie invisible d'Euridice Gusmao

de Karim Ainouz

La vie invisible d'Euridice Gusmao
Fiche technique
  • Année 2019
  • Genre Fiction
  • Langue Portugais
  • Sous-titres Français
  • Durée 139 minutes
  • Réalisation Karim Ainouz
Tarifs
  • 8 $ régulier
  • 7 $ réduit
  • gratuit 17 ans et moins
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