
Le chant des ondes, Caroline Martel

KINO_RIKI

Finissant(e)s, Rafaël Ouellet

À contre courant, Lisa Sfriso

Journal de France, Raymond Depardon

Wrong, Quentin Dupieux

Les manèges humains, Martin Laroche

Au gré de la plume Arctique, Joel Heath

Samsara, Ron Fricke

Le météore, François Delisle

La mise à l'aveugle, Simon Galiero
Les hivers qui gèlent les ports. Les ciels lourds. Les ateliers de réparations. Le tri des crevettes et des coquillages. Les transports de marchandises. Les quais et leurs gardiens. Les silhouettes massives d’énormes bateaux qui semblent pourtant aériens sur la surface métallique de l’océan. Les femmes et les hommes au travail. Les bruits mécaniques et répétitifs. Comme dans une ode hypnotique et étrangement sereine au port de Matane, la cinéaste indépendante locale Johanne Fournier filme tout cela. Et plus encore.
Magnifiquement photographié, dégageant un parfum de noblesse virile et de mélancolie rouillée, son film fait preuve d’une acuité rare, préférant le silence et la beauté de l’observation respectueuse au tumulte du commentaire gratuit et à la débauche de style. Une œuvre impressionniste et impressionnante.
-Helen Faradji
Avec ce film, la réalisatrice prouve qu'au port de Matane, il y a le temps qu'il fait et le temps qu'il faut pour toutes celles et ceux qui y travaillent.
PRÉCÉDÉ DU COURT MÉTRAGE DE FICTION: PAPARMANE de Joëlle Desjardins Paquette
Une chatte blanche et dépressive, Duchess 6, lègue d’une défunte mère affublée du même titre au carnaval de Berthier de 1972. La chatte, mourante, de la même façon que Jérôme va bientôt clamser dans sa vie plate qui ne fait plus de sens. Lorsque Camille, une chanteuse de télégrammes aux allures de poupée s’intéressera à sa vie misérable; Jérôme aura déjà subtilement commencé une remise en question lui permettant d’éviter de justesse un processus définitif de «gérontomorphose» précoce